Notre réunion publique du 27 février

Vendredi 13 mars 2026, à 19h30, à la salle du Vieux Moulin :

Cinquième Réunion Publique

POURQUOI VOTONS-NOUS ?

Pour nous toutes et tous, 2026 est une année déterminante, car nous avons l’opportunité de mettre un terme aux dernières années désastreuses de gestion de la ville et du territoire.

Il est temps d’agir avant qu’Yvetot ne devienne une ville dortoir.

Mais pourquoi ?

D’abord, la Moutardière, ce fameux projet de quartier d’affaires, moi, je dirai plutôt, ce futur désastre !

Le sujet est compliqué pour tous les yvetotais, aussi personne n’y comprend rien.

Une dépense initiale de 23 MILLIONS, dont :

  • 9 MILLIONS D’ACHAT DE LA PARCELLE DE TERRASSEMENT ET DE MISE EN PLACE DES FLUIDES
  • 14 MILLIONS DE CONSTRUCTION DES TROIS PREMIERS BÂTIMENTS QUI SERONT SUIVIS DE SEPT AUTRES.

On nous dit que c’est un projet économique pour créer 170 emplois. C’est faux.

Le site compte aujourd’hui une pépinière d’entreprises, forte de 100 emplois.

Les élus nous proposent donc de dépenser 23 MILLIONS pour créer … 70 emplois, 320 000 euros par emploi créé !

Mais qui va payer ? C’est vous, c’est nous, avec nos impôts, pendant plus de 20 ans.

Ce plan, c’est donc la fin du soutien d’Yvetot Normandie pour la voirie des communes.

Ce plan, c’est deux fois le budget annuel d’Yvetot pour entretenir ses rues et ses trottoirs.

Ce plan, c’est aussi la fin de la police intercommunale.

Ce plan, c’est la fin de l’opportunité de mieux nourrir les enfants dans les cantines dans le cadre du projet alimentaire de territoire.

Ce plan, c’est la fin d’une politique énergétique autonome.

Parce que ces 23 MILLIONS seront financés par :

  • 5 millions de subventions
  • 8 millions d’Yvetot Normandie
  • 10 millions de recettes du quartier d’affaires.

Parlons-en de ces recettes : personne ne sait ni de qui, ni de quoi il s’agit, jamais nos élus n’ont débattu de la réalité économique de ces recettes. Alors soyons clairs : si c’est zéro, c’est nous qui payons l’addition.

Mais ce n’est pas tout …

Le projet complet voté par les élus de la ville et de la communauté de communes mais auquel je me suis opposée en qualité de vice-présidente aux finances, fait état de la construction de dix bâtiments pour un montant global de 43 millions d’euros, sans que l’on sache le moindre mot de ce dont il s’agit.

La zone d’activité de Croix-Mare devait partir comme des petits pains, mais le pain n’était pas bien cuit : inaugurée il y a quatre ans, la zone n’est commercialisée qu’au quart de sa capacité, mais nous payons chaque année les charges de l’investissement initial de 1,7 millions, et les dépenses d’entretien des parcelles vides, et de la voirie.

Vous voyez les bâtiments de la zone de Croix-Mare, et bien la Moutardière, c’est ça qui nous attend, en cinq fois pire !

Des plantages en matière économique, il y en a déjà eu, pour mémoire, nous avons déjà l’aventure d’E’Caux Centre : il nous a fallu 20 ans pour nous en relever.

Le quartier d’affaires de la Moutardière, c’est dix fois cela.

Les élus ont bien voulu croire que le quartier recevrait 70% d’artisanat. Sans emplacement pour entreposer les palettes, sans place de parking pour les camionnettes, sans place de parking pour les salariés, et sans place de parking pour les clients.

Donc, c’est invendable. Et le concessionnaire aménageur répercutera ses déficits à la charge d’Yvetot Normandie, c’est-à-dire nous tous.

Pourtant certains élus savent qu’il n’y aura à la Moutardière ni artisanat, ni coworking, ni bureaux : parce qu’aucun concessionnaire aménageur ne prendra le risque d’une telle opération.

Mais alors, que va-t-il se passer ?

Quand un projet ne se vend pas, il suffit d’en changer l’objet : les élus qui soutiennent ce projet s’autoriseront à le transformer, pour faire construire de l’habitat de moindre qualité. Car personne n’investit à hauteur de 5 000 euros au mètre carré à côté d’une voie ferrée de grande fréquence dans une zone éloignée des commerces et des bâtiments publics.

Et donc le mirifique quartier d’affaires se transformera en habitat social de la plus modeste qualité d’aménagement et de confort.

La boucle est bouclée. Le « grand projet » pourra se déployer sur 3 hectares qui seront complétés par les 7 000 mètres carrés des jardins ouvriers et familiaux de la rue des Champs.

Pour la signature de tout cela, les élus de notre territoire ont été très actifs depuis dix ans, en dépit de mes mises en garde respectueuses mais fermes.

Ainsi, Monsieur le Maire, Président du Conseil de Surveillance de l’Hôpital, signe il y a quelques mois la vente d’une parcelle de jardins en connaissance de cause.

En parallèle, il vote au Conseil communautaire l’achat de cette même parcelle.

Enfin, allant jusqu’au bout de la démarche, il soutient jusqu’en réunion d’assemblée générale des Jardins Ouvriers et Familiaux la signature d’une convention qui dit en français courant que, pour cause d’utilité publique, les jardiniers dégageront de leur parcelle. Au bon vouloir d’Yvetot Normandie ou de l’aménageur concessionnaire.

Alors je dis non à une urbanisation qui finira par du logement hyper concentré.

Alors je dis non à des espaces qui vieillissent mal, qui deviennent des zones exposées à la précarité, à la délinquance.

Alors je dis non au béton dans notre ville qui compte déjà 1 560 habitants au km2, quand la ville de Barentin n’en compte que 990.

Le schéma urbain d’une ville, d’un territoire, c’est bien autre chose.

Cela me conduit à notre dernier sujet, la sécurité.

Nous serons élus au Conseil Communautaire et nous mettrons en place une police intercommunale.

C’est la première magistrate de la ville qui le dit et qui le fera.

La sécurité passe par des femmes et des hommes en action, parce que les caméras ne restent que des outils.

La délinquance n’a pas de frontière communale.

Nos réponses seront territoriales, en coopération dans la communauté de communes. Ce qui se passe à Yvetot, si nous ne faisons rien, concernera rapidement les communes limitrophes.

Pour finir mon propos, une équipe « sans étiquette », c’est une équipe qui fait tout par elle-même, sans assistance ! Elle conçoit, écrit et réalise ses tracts, elle trouve et finance des solutions de diffusion, elle produit ses images et ses films et elle les diffuse sur les réseaux sociaux (1 000 000 vues en deux mois).

Ce ne sont ni des assistants parlementaires, ni des attachés de cabinet ou des supports de partis politiques, mais bien nous-mêmes avec cette formidable intelligence collective de l’équipe au travail depuis le mois de juin 2025.

Le 15 mars, donc, vous savez pour quelle sorte de personnes vous allez voter.

Françoise Deniau

La conduite de la Mairie est une affaire sérieuse, au-dessus des combats partisans, des pensées politiques relayées par les médias.

Nos mandats locaux, Mairie et Communauté de communes, ne doivent pas être entachés par des calculs électoralistes nationaux et parisiens, très éloignés de notre vie yvetotaise.

Les 15 et 22 mars, vous allez voter pour les élus de la Ville et aussi pour vos conseillers communautaires. Toutefois, il n’est pas simple de comprendre : « Qui fait quoi entre la Ville et la Communauté de communes » ? 

À partir de 2002, les ordures ménagères, le Vikibus, la médiathèque, le conservatoire de musique, la piscine, le développement économique, le tourisme, les règles d’urbanisme, ont été progressivement transférés à la Communauté de communes.

La Ville conserve des responsabilités telles que les écoles, la voirie, le social, le patrimoine, la police, les infrastructures sportives, la salle des Vikings et la Galerie Duchamp avec son école d’arts plastiques.

En octobre 2025, la Communauté de communes annonçait 32 millions d’euros de projets éminents, capacité d’investissement très supérieure à celle d’Yvetot. Ces 32 millions doivent être utilisés au bénéfice du plus grand nombre des habitants du territoire, en toute sécurité et au plus près des besoins du Public, en toute transparence et avec consultation de toutes et tous, ce qui n’a jamais été fait !

Savez-vous que le contrat de concession pour « Le Quartier d’Affaires de la Moutardière » prévoit que toutes les pertes futures (aménagement, construction, commercialisation et fonctionnement) seront supportées par la Communauté de communes ? Donc, par nous toutes et tous, et en aucun cas par le promoteur ! Cela est inadmissible alors que nos voiries, nos bâtiments publics ont besoin d’être rénovés.

D’AUTRES CHOIX SONT ENCORE POSSIBLES !!!

Association de Financement Electoral

31 rue des Chouquettes

76190 Yvetot